Le 26 janvier 2000

- Neurochem Inc. reçoit 7,9M$ dans le cadre du programme fédéral de partenariat technologique pour la poursuite des recherches sur son traitement prometteur contre la maladie d'Alzheimer.

Les fonds serviront à accélérer le développement clinique de la technologie révolutionnaire de la firme dans la prévention et le traitement de la maladie d'Alzheimer.

Neurochem inc., société biopharmaceutique dont le siège social est situé à Saint-Laurent, au Québec, a annoncé aujourd'hui que Partenariat technologique Canada (PTC) avait accepté d'investir 7,9 millions de dollars dans un futur médicament révolutionnaire destiné à la prévention et au traitement de la maladie d'Alzheimer. Les fonds permettront à Neurochem de faire passer le NC-531, Alzhemed™ aux phases de développement préclinique et clinique menant à son homologation et à sa commercialisation. L'investissement du PTC, qui s'étalera sur une période de trois ans, sera remboursé à même les redevances tirées de la vente du médicament.

" L'annonce d'aujourd'hui marque un autre jalon important de la stratégie de développement de Neurochem qui repose sur des alliances de recherche stratégiques ", a indiqué le Dr Louis R. Lamontagne, président et chef de la direction de Neurochem. " Dans le cas de notre principal composé, le NC-531, Alzhemed™, non seulement cette injection de capitaux de Partenariat technologique Canada accélérera-t-elle le développement clinique d'un traitement médicamenteux fort nécessaire, mais elle permettra de ramener à environ cinq ans le moment de sa commercialisation ", de préciser le Dr Lamontagne.

En novembre dernier, Neurochem a conclu une entente stratégique avec la compagnie pharmaceutique danoise H. Lundbeck A/S, l'un des chefs de file mondiaux du développement et de la mise en marché de produits destinés au traitement des affections neurologiques. " Cette décision du gouvernement canadien constitue une nouvelle des plus importantes et des plus enthousiasmantes pour Neurochem, notre partenaire ", a déclaré monsieur Ole Chrintz, président et directeur général de Lundbeck Canada. " Cet apport contribuera grandement à raffermir la position de Neurochem dans la découverte et le développement de composés visant le traitement de la maladie d'Alzheimer. Le vieillissement de la population mondiale et l'absence actuelle d'agents efficaces contre la maladie d'Alzheimer nous portent à croire que l'innovation de Neurochem comblera une importante lacune en s'attaquant à la cause sous-jacente de cette maladie. Aussi sommes-nous fiers d'être associé à cette société ".

L'entente de recherche et de licence prévoit que Lundbeck versera à Neurochem des fonds à chaque étape de réalisation de certains objectifs, et mettra en œuvre des programmes de soutien à la recherche sur une période de trois ans. De plus, elle prévoit une participation dans Neurochem et le versement de redevances en fonction des ventes, tout en accordant à Lundbeck le droit exclusif de développer et de commercialiser des produits mis au point dans le cadre du projet. Neurochem conserve les droits de commercialisation conjointe des produits issus de cette collaboration au Canada.

Neurochem envisage de compléter les essais cliniques de phase I amorcés en juin 1999 et d'entreprendre les essais de phase II dès cet automne. " Nous désirons soumettre notre produit aux autorités réglementaires pour approbation d'ici l'an 2005 ", a ajouté le Dr Lamontagne. " Quelques 79 nouveaux emplois directs de haut niveau seront créés ou maintenus. À ceux-ci viendraient s'ajouter 51 emplois supplémentaires dans les centres de recherche hospitaliers et universitaires et dans d'autres compagnies du secteur biopharmaceutique ".

L'approche thérapeutique novatrice de Neurochem est fondée sur la prévention et l'inhibition de la fibrillogenèse de l'amyloïde, soit la formation de dépôts amyloïdes menant à la destruction des neurones du cerveau. L'entreprise a conçu et synthétisé des composés qui imitent la fonction de glucides complexes de l'organisme appelés glycosaminoglycanes sulfatés (GAG) et qui compétitionnent avec ces protéines naturelles. Les dépôts anormaux de substance amyloïde s'accumulent dans des tissus et des organes bien précis, comme dans le cas de la maladie d'Alzheimer, où ils forment des plaques dans le cerveau. Les composés synthétiques entravent la formation et le dépôt d'amas amyloïdes en simulant l'action biochimique des GAGs. On a également démontré que ces composés exerçaient un effet neuroprotecteur.

On estime à environ 3,9 milliards de dollars le fardeau économique annuel du traitement de la maladie d'Alzheimer et des démences connexes au Canada. Ce montant ne tient pas compte des coûts indirects liés à la perte de productivité et de revenus (coûts de substitution) que doivent éponger les soignants et les familles touchés par la maladie d'un être cher. Par comparaison, une étude menée en 1993 par Santé Canada révélait que le coût annuel des soins prodigués dans le cas d'autres maladies atteignait 1,14 milliard dans le cas du diabète, 2,7 milliards dans le cas de l'accident vasculaire cérébral et 4,3 milliards de dollars pour ce qui de la bronchite, de l'emphysème et de l'asthme réunis. Aux États-Unis, les coûts médicaux des soins relatifs à la maladie d'Alzheimer s'élèvent à quelque 100 milliards de dollars, ce qui en fait la troisième affection dont le traitement est le plus coûteux après la maladie cardiovasculaire et le cancer.

" Dans le cadre du développement clinique accéléré du NC-531, Alzhemed™, nos équipes de recherche mettront également au point plusieurs molécules de " deuxième génération " vouées au traitement de la maladie d'Alzheimer et nous anticipons de multiples retombées tel le développement de tests diagnostiques, de nouveaux modes efficaces de libération des médicaments ainsi que de programmes de prise en charge de la maladie ", d'ajouter le Dr Lamontagne. " C'est au Canada que notre principale technologie a vu le jour. Cette dernière sera porteuse d'autres possibilités de recherche et de développement ainsi que de bienfaits sur le plan de la santé pour des millions de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer partout dans le monde. Au pays, nous pouvons envisager des économies importantes pour notre système de santé ".

Établie en 1993, Neurochem inc. est un chef de file canadien dans le développement d'une série novatrice brevetée de composés qui préviennent et empêchent la formation et le dépôt de fibrilles amyloïdes, de même que leurs effets toxiques sur les cellules de différents organes. Les chercheurs de Neurochem ont collaboré avec des experts des amyloïdes d'envergure internationale pour mettre au point des traitements pour de nombreuses affections, y compris la maladie d'Alzheimer, l'amyloïdose secondaire et d'autres maladies liées à la substance amyloïde. Deux molécules mises au point par Neurochem sont présentement à l'étape des essais cliniques : le NC-531, Alzhemed™, dans la prévention et le traitement de la maladie d'Alzheimer et le médicament orphelin Fibrillex™, dans le traitement d'une maladie rare, l'amyloïdose secondaire. Neurochem dont le siège social est situé à Saint-Laurent, au Québec, compte un effectif de quelques 45 employés à temps plein. Les partenaires financiers de Neurochem sont la société Atlas Venture, la Banque de développement du Canada, BioCapital, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ), Quorum Group of Companies, la Société Financière d'Innovation inc. et la Société Innovatech du Grand Montréal.

RENSEIGNEMENTS:
Dr. Louis Lamontagne
Président et chef de la direction

Dr. Lise Hébert
Vice-présidente, communications d'entreprise
lhebert@neurochem.com

275 Armand-Frappier
Laval (Québec)
H7V 4A7
Téléphone: (450) 680-4500
Télécopieur: (450) 680-4501

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